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Vous avez
probablement entendu parler, soit par voie de presse ou de radio ou de
télévision, des récents ennuis de la municipalité de Dumbéa et donc ,
du maire de la ville.
En effet,
plainte a été déposée contre la mairie de Dumbéa pour emploi de
"travailleurs clandestins" : Eh oui !! rien que ça ...... De quoi
s'agit-il exactement ?
En l'an 2000,
lors de la mise en place du contrat d'agglomération, les municipalités
du Grand Nouméa, Nouméa, Mont-Dore, Dumbéa et Païta, décidaient, en
concertation avec le haut-commissaire, d'avoir recours à des
vacataires pour certaines tâches qui ne demandent pas un temps
suffisant pour être considéré comme un emploi. C'était aussi une
volonté des élus de donner un peu d'argent aux jeunes des familles les
plus démunies en attendant qu'ils se trouvent un emploi.
Ces prestations
ne donnant aux vacataires aucune couverture sociale, n'ayant pas le
nombre d'heures de travail minimum requises par la CAFAT, il a été
décidé, en commun accord, de ne pas déclarer ces prestataires, en
attendant de trouver une solution qui leur permettrait de jouir d'une
couverture sociale correcte.
En 2007, la
commune de Dumbéa a engagé 280 vacataires dont 160 pour des postes
pourvus.
Les vacataires,
( une vacation est un service rendu par le vacataire et portant sur
une durée très courte) rémunérés à l'heure sur une grille de tarifs
allant de 1 à 3 000 francs de l'heure, ont perçu en moyenne 20 000
francs par mois.
Cette
rémunération se fait par simple bordereau et fait l'objet de mandat
émis par la ville pour le compte du vacataire et payé par le Trésorier
de la Province Sud.
Il s'agit de
travailleurs publics, généralement des jeunes au service de la
jeunesse.
Cette pratique,
existante depuis plusieurs années, est utilisée par les quatre
communes du Grand Nouméa dans les mêmes conditions, et parfaitement
connue de l'État, de la Province Sud et du Trésorier payeur. La
rémunération se partage d'ailleurs à hauteur de 40% par la commune, de
40% par l'État et de 20% par la Province Sud. Le Trésorier payeur
s'occupe quant à lui, du paiement après mandatement, la commune ne
possédant ni espèces, ni chéquiers.
Sur intervention
de la CAFAT qui a eu connaissance de la situation, la mairie de Nouméa
a régularisé les déclarations des vacataires à la fin de l'année 2006.
Dès qu'elle a eu connaissance de la situation, fin 2007, la mairie de
Dumbéa s'est appliquée à corriger les déclarations d'embauches et à
payer les charges pour l'année 2007. Et il en sera de même pour les
années précédentes. Païta et le Mont-Dore devraient suivre
prochainement.
Mais
bizarrement, seule la mairie de Dumbéa a fait l'objet de plaintes, le
tout orchestré par quelque adversaire peu scrupuleux des moyens
utilisés pour prendre la mairie d'assaut. Il est vrai que les
élections municipales approchent et que certains candidats n'ont,
semble-t-il, pas d'autres projets à proposer pour notre commune que la
délation et les coups bas méprisables contre le maire sortant,
s'imaginant peut-être ainsi donner aux électeurs l'image d'un élu
potentiel.
Bien triste raisonnement
!
Si l'agissement
de certains futurs candidats à la mairie de Dumbéa me fait plutôt
sourire, je déplore tout de même dans cette affaire le silence de
plomb des autres mairies concernées, l'inaction de l'État et le zèle
particulièrement surprenant des intervenants.
Quant aux
médias, j'attends toujours le journaliste de métier qui aurait à coeur
de donner aux citoyens la juste information.
Qui a
parlé de République Bananière ?
Bernard Marant |